Bienvenue sur le Blog de la douceur des hérissons !
Cet article te propose un éclairage concret
sur ce que peut vivre
un enfant né en famille recomposée,
bien au-delà des idées reçues.
Il t’aidera à voir,
entendre et comprendre
ce qui se joue pour lui ,
même quand tout
“semble aller bien”.
Dans les familles recomposées, on parle souvent :
des beaux-enfants,
des relations avec l’ex,
des défis dans le couple,
des ajustements du quotidien.
On parle de plus en plus des particularités du fait d’être belle-mère.
De ce que ça réveille.
De ce que ça demande.
Mais il y a une personne dont on parle encore très peu.
L’enfant né du couple recomposé.
Parfois appelé avec ce terme assez terrible d' “enfant du second lit”.
Celui qui arrive quand on est déjà belle-mère.
Quand on est enceinte dans une famille recomposée.
Quand son conjoint a déjà des enfants.
Celui qui naît dans une histoire déjà existante.
Avec ses liens,
ses loyautés,
ses habitudes,
ses équilibres
et parfois ses fragilités.
Et pourtant, cet enfant vit une réalité bien spécifique.
Une réalité encore largement invisible !
Peu étudiée.
Peu accompagnée.
Même chez les professionnels.
Il n'existe aucun support pour appréhender leurs réalités.
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Dans le cadre du Cercle Privé,
mon espace en ligne de soutien et d’accompagnement pour les belles-mères,
j’ai créé une conférence entièrement dédiée à ces enfants.
Parce que je sentais, depuis longtemps, qu’il y avait là quelque chose d’invisible.
Dans ce travail, j’ai aussi échangé avec plusieurs adultes nés du couple recomposé.
Des adultes qui ont été ces enfants du "second lit".
Et ce qu’ils m’ont partagé m’a profondément touchée.
Beaucoup m’ont parlé de leur manière, enfants, de s’adapter.
De devenir “faciles”.
Discrets.
Attentifs aux autres.
De laisser naturellement de la place aux plus grands.
À l’histoire d’avant.
Certains m’ont raconté comment ils ressentaient très fort les départs.
Quand les grands repartent.
Quand le rythme change.
D’autres m’ont parlé de leur grande sensibilité à l’ambiance familiale.
À ce qui se disait.
Et surtout à ce qui ne se disait pas.
Avec, souvent, une capacité étonnante à s’ajuster.
Mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas ça.
C’est leur réaction quand je leur ai parlé de cette conférence.
Presque tous m’ont dit à quel point ils étaient touchés.
Touchés que quelqu’un s’intéresse enfin à ce vécu-là.
Touchés de se sentir vu.
Comme si, pour la première fois, leur histoire trouvait une place.
Et c’est exactement l’intention de mon travail !
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Après cette conférence, je me suis rendu compte
que ce sujet ne pouvait pas rester uniquement dans un replay.
Parce que la réalité de ces enfants est singulière.
Elle mérite d’être nommée.
Comprisée.
Explorée.
Cet article ne reprend pas l’intégralité de la conférence.
Il a un autre objectif :
mettre en lumière ce cadre particulier,
montrer en quoi il influence leur vécu,
leur manière de se construire.
J’y partage aussi des exemples concrets
des enjeux qu’ils peuvent rencontrer.
Pour mieux comprendre ce qui se joue.
Et mieux les accompagner au quotidien.
Et si on les voyait aussi ?
Grossesse en famille recomposée :
pourquoi le contexte a un impacte sur le bébé
Dans une famille recomposée, l’enfant à venir arrive dans un contexte particulier.
Il arrive dans une histoire qui existe déjà.
Avec des liens, des habitudes, des équilibres…
et parfois des fragilités.
Quand on est enceinte dans une famille recomposée
(quand on est belle-mère enceinte, ou enceinte avec un conjoint qui a déjà des enfants),
la grossesse ne se vit pas toujours comme dans une famille “classique”.
Et ça n'est pas du tout moins "beau" !!
Mais simplement le contexte est différent.
Beaucoup de futures mères composent avec :
-les semaines “avec” et “sans” beaux-enfants
(et tout ce que ça change dans l’ambiance),
-les échos de l’histoire d’avant
(les relations avec la mère des beaux-enfants jouent un rôle important)
-les comparaisons involontaires ,
-un besoin de soutien pas toujours comblé,
-un conjoint qui peut être partagé entre plusieurs responsabilités,
Bien sûr, il y a l’envie profonde de fonder une famille,
de transmettre, la prolongation de l'amour.
Mais dans une recomposition,
le désir d’enfant peut aussi être traversé par d’autres mouvements.
Le fait que le conjoint ait déjà eu un enfant avec une autre femme.
Qu’il ait déjà vécu une grossesse, une naissance, une parentalité… avec quelqu’un d’autre.
Cela peut réveiller, chez la futur mère :
le sentiment d’arriver après,
la comparaison silencieuse,
la peur de ne pas compter autant,
le besoin de vivre “sa” maternité à elle.
Le désir d'enfant est parfois alors coloré par :
-l’envie de créer un “nous”,
-mais aussi l'envie de se sentir pleinement légitime,
-l'envie de ne plus se sentir “à côté” de la famille déjà existante,
-l’espoir de rassembler
- l'envie de se sentir plus sécurisé
Et du côté du père,
il peut aussi y avoir :
-de la culpabilité
(envers les enfants déjà là, envers sa compagne...),
-l’envie d’apaiser, de rééquilibrer,
-le souhait d’offrir à sa compagne “son” expérience de famille,
...
Ces mouvements ne sont pas forcément conscients.
Ils ne sont pas “mal” !!
Dans ce contexte, sans que ce soit volontaire,
l’enfant à venir peut parfois être investi d’une place particulière.
Comme s’il venait :
réparer,
rassembler,
apaiser,
solidifier.
Quand un système a été secoué,
il peut projeter sur le bébé l’espoir d’un nouvel équilibre.
Et c’est important à nommer,
parce que cette charge symbolique peut influencer très concrètement le climat autour de lui :
-la manière dont son arrivée est pensée,
-ce qu’on attend de lui (sans s’en rendre compte),
-la disponibilité émotionnelle des adultes,
-la qualité de la présence, du soutien, du relais dans le couple.
Et pour un bébé , puis un enfant, ce climat est important.
Il ressent.
Il ressent la tension.
Il ressent la vigilance.
Il ressent quand un parent est seul, épuisé, ou au contraire soutenu et stable.
Autrement dit : son histoire commence déjà là !
Dans les faits, ce contexte peut influencer très concrètement la grossesse et la naissance.
Certaines futures mères anticipent les périodes de garde
(parfois même l’organisation de l’accouchement au point de demander un déclenchement).
Le retour à la maison peut aussi être particulier :
revenir avec un nouveau-né et accueillir en même temps des enfants plus grands,
parfois bruyants, jaloux, inquiets… demande une énergie énorme.
Et il y a l’extérieur.
Les réactions des beaux-enfants (joie, distance, rejet, jalousie, indifférence).
Parfois l’ex qui commente, compare, questionne, ou influence l’ambiance à distance.
Sans oublier les maladresses des professionnels et de l’entourage :
-parler au conjoint en comparant cette grossesse aux précédentes, en demandant des détails sur sa vie passé ,
-minimiser la complexité vécue par une belle-mère devenue mère.
Même quand ce n’est pas mal intentionné, ça peut peser.
Et ça peut se traduire par :
plus de stress, plus de charge mentale, plus de culpabilité/honte/colère/tristesse,
plus de fatigue émotionnelle.
Et quand les adultes s’épuisent, l’enfant du couple recomposé peut,
lui aussi, se retrouver dans une forme d’adaptation précoce.
L’enfant du couple recomposé ne naît pas seulement dans une famille.
Il naît dans un climat déjà existant.
Et ce climat peut devenir soit un poids invisible…
soit une vraie base sécure, si on apprend à le voir.

Extrait du livre "Belle-mère au bord de la crise de nerf" de Sabrina Marchese :
"L’enfant qu’on avait oublié"
Ce qui m’a amenée à cette réflexion.
Depuis quatre ans, il s’agit uniquement que de la douleur de Lisa.
Celle de la belle-mère est taboue sous peine de se faire lapider sur la place publique.
Celle du père est à peine abordée sans doute parce qu’il laisse à la douleur de son enfant l’espace dont elle a besoin pour s’exprimer.
Lisa a de longues discussions avec ses parents.
Lisa va voir un psy.
Lisa est surprotégée.
Mais qu’en est-il de la souffrance de l’enfant du couple qui vit ensemble ?
(...)
« Elle a une place privilégiée ! »
Non elle n’a pas une place privilégiée.
Elle se trouve au milieu d’un conflit qui ne la concerne pas mais dont elle est témoin.
Elle assiste impuissante au naufrage de sa famille.
Elle vit entre les cris, les insultes et les menaces de séparation.
Mais à chaque fois, c’est sa sœur qui est consolée.
Et pourtant, notre fille pleure aussi.
Parfois.
Souvent.
Mais personne ne l’entend.
Même pas moi."
Retrouve mon ÉCHANGE AVEC SABRINA MARCHESE, autrice de "belle-mère au bord de la crise de nerfs"
sur ma chaîne Youtube et mon podcast :
lien youtube
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Dans beaucoup de familles recomposées,
l’enfant né du couple est souvent décrit comme :
facile,
adaptable,
compréhensif,
“sans problème”,
résilient.
On dit de lui qu’il “s’en sort bien”.
Qu’il a de la chance.
Qu’il n’a pas vécu la séparation.
Qu’il a ses deux parents.
Alors, naturellement, on s’inquiète moins pour lui.
On regarde d’abord les beaux-enfants.
Leurs réactions.
Leurs difficultés.
Leurs blessures.
Et lui, sans le vouloir, passe parfois au second plan.
Mais aller bien en apparence ne veut pas dire ne rien vivre à l’intérieur.
Lui aussi grandit dans un système mouvant.
Lui aussi ressent les tensions, les silences, les ajustements lorsqu'il y en a.
Lui aussi cherche sa place dans une fratrie qui change selon les semaines.
Lui aussi construit sa sécurité affective dans un contexte particulier,
avec entre autre des séparations régulières.
Certains enfants expriment ce qu’ils vivent.
D’autres le gardent pour eux.
Certains deviennent plus demandeurs.
D’autres se font plus discrets.
Certains prennent beaucoup sur eux.
D’autres se suradaptent sans même s’en rendre compte...
Les enfants nés en famille recomposée
peuvent être heureux, épanouis, solides !
Bien sûr !
Mais ils ont aussi, comme tous les enfants,
besoin d’être vus, entendus, reconnus dans leur vécu.
Pas seulement quand ça déborde.
Aussi quand ça se passe “bien”.
Parce que se sentir regardé, considéré, sécurisé émotionnellement, avoir des explications…
C’est ce qui permet justement d’aller bien, durablement.
→ Défis émotionnels, relationnels et identitaires fréquents chez eux
Au fil de mes accompagnements, de mes échanges avec les familles et de mon travail de recherche, j’ai observé que certains vécus reviennent régulièrement
chez les enfants nés du couple recomposé.
Sous forme de défis émotionnels, relationnels et identitaires,
liés au contexte dans lequel ils grandissent.
Dans la conférence que j’ai créée sur ce sujet,
disponible dans le Cercle Privé (mon espace d'accompagnement et de soutien en ligne dédié aux belles-mères), j’ai regroupé ces observations en 13 grands enjeux.
Quand je parle d“enjeux”, je parle de situations de vie récurrentes, qui peuvent influencer
la façon dont un enfant se construit… selon la manière dont il est accompagné.
Dans la conférence que j’ai créée sur ce sujet,
chaque enjeu est abordé à travers trois axes :
Pour chacun de ces 13 enjeux, je nomme :
1️⃣ ce que l’enfant peut vivre,
2️⃣ ce que je recommande aux adultes,
3️⃣ et ce que cet enjeu peut potentiellement lui apprendre.
Dans cet article, je ne peux évidemment qu’en donner un aperçu rapide.
Mon intention ici est surtout de poser un cadre, de mettre de la lumière sur cette réalité encore peu reconnue, et d’ouvrir un espace de réflexion pour les parents.
Je précise aussi que ce ne sont pas les situations en elles-mêmes qui font souffrir ou grandir un enfant, mais la manière dont elles sont traversées avec lui !
Je vous propose de nommer ici 5 spécificités sur les 13, pour ces enfants,
et ce qu'ils peuvent en apprendre pour en faire un richesse pour eux
(que je ne développe donc pas comme dans la conférence).
Dans la recomposition, les liens sont souvent rythmés par :
les arrivées,
les départs,
les retrouvailles de la fratrie.
Ce cycle fait partie du quotidien.
Mais émotionnellement, il peut parfois être difficile pour eux.
Quand les beaux-enfants sont là, la maison change.
Quand ils repartent, quelque chose se vide.
Eux, ils restent dans la maison, avec les photos, les souvenirs,
mais des personnes en moins.
Certains enfants vivent du manque.
D’autres de la tristesse.
D’autres encore deviennent agités, silencieux, ou plus sensibles à ces moments-là.
Ils apprennent très tôt que les liens vont et viennent,
et parfois c'est un véritable manque qu'ils ressentent,
avec pour certains des inquiétudes et de l'incompréhension.
Le défi pour lui :
Apprendre à traverser l’absence/la séparation sans se sentir abandonné.
Apprendre à accompagner leurs émotions.
Ce que cette spécificité peut devenir, quand elle est accompagnée :
Ils peuvent alors développer une capacité à vivre sereinement la séparation ,
et à construire une sécurité intérieure même quand les repères bougent.
Dans certaines familles recomposées, les enfants s’entendent bien entre eux.
Mais la relation entre la belle-mère et les beaux-enfants est plus compliquée.
Il peut y avoir :
des tensions,
des maladresses,
de l’incompréhension,
de la distance...
Et l’enfant né du couple ressent souvent tout ça.
il perçoit quand sa mère est tendue.
Quand elle est fatiguée émotionnellement.
Quand elle se protège.
Quand elle est blessée.
Et en même temps, il est attaché à ses frères et sœurs.
Il peut alors se retrouver dans une position délicate.
Avec parfois :
de l’empathie pour eux,
de la tristesse de les voir à distance tous,
le sentiment que “ce n’est pas simple pour maman”,
l’envie, sans le formuler, que tout le monde aille bien.
Il peut avoir l’impression que :
les adultes ne sont pas toujours dans la même équipe,
l’ambiance est fragile,
il faut faire attention à ce qu’on dit ou à ce qu’on montre.
Sans le vouloir, il se retrouve parfois pris entre deux loyautés :
sa mère,
et ses frères et sœurs.
Il peut ne pas comprendre.
Ne pas oser poser de questions.
Ressentir des tensions… sans avoir les mots.
Le défi pour lui :
Ne pas se sentir responsable des difficultés des adultes,
ne pas porter la souffrance de chacun,
ne pas croire qu’il doit “réparer” l’ambiance.
Ce que cette spécificité peut devenir, quand elle est accompagnée :
La capacité d’aimer plusieurs personnes sans se sentir coupable,
de comprendre que chacun a son histoire et ses limites,
de ne pas prendre parti dans des conflits qui ne lui appartiennent pas,
de faire preuve d’empathie sans se sacrifier.
Dans une famille recomposée, l’enfant voit qu’il existe une personne
dont on parle souvent mais dont (parfois) on ne dit même pas le nom :
la mère des beaux-enfants !
Là je parle des situations où les relations entre la maman des beaux-enfants et
les parents de l'enfant né du couple recomposé sont tendus !
Ce n’est pas sa mère.
Mais c’est la mère de son frère ou de sa sœur.
Et autour de cette personne, il y a parfois :
des tensions,
des désaccords,
des silences,
des sujets sensibles,
des peurs.
L’enfant le ressent.
Même quand on ne lui explique rien...
Il perçoit quand un sujet met mal à l’aise.
Quand le ton change.
Quand les adultes soupirent.
Quand ils se crispent.
Et parfois, il entend aussi les parents parler de la mère de ses frères/soeurs sans filtre.
Avec de la fatigue.
De la colère.
De l’agacement.
De l’impuissance.
Même si ce n’est pas “pour lui”.
Pour un enfant, c’est déroutant.
Parce que cette personne fait partie de son univers,
parce que ses frères/soeurs sont chez elle !
Elle est liée à ses frères et sœurs.
À leur histoire.
À leur vie.
Alors, intérieurement, il peut se poser des questions :
“Pourquoi on est tendus quand on parle d’elle ?”
“Est-ce que c’est grave ?”
“Est-ce que je dois penser quelque chose de particulier ?”
“Est-ce que mon frère/ma soeur est en sécurité là bas ?”
“Pourquoi ils laissent mon frère/ma soeur là bas si elle est "méchante" ?”
“Est-ce que mon frère/ma soeur est chez une sorcière?”
“Est-ce que moi aussi je risque d'aller chez elle un jour ?”
Quand les adultes ne mettent pas de mots simples,
l’enfant remplit les vides... avec des propos parfois déroutant et un imaginaire auquel on ne pense même pas!
Avec ce qu’il peut.
Avec son imaginaire.
Avec ses peurs.
Avec ses hypothèses...
Et souvent, il comprend de travers !
Le défi pour lui :
ne pas porter les tensions des adultes,
ne pas se sentir obligé de choisir un camp,
ne pas croire que les conflits lui appartiennent,
se protéger de climat émotionnellement tendu.
Ce que cette spécificité peut devenir, quand elle est accompagnée :
La capacité de comprendre que les désaccords sont des histoires d’adultes,
de ne pas prendre parti,
de garder sa liberté affective,
de comprendre les nuances et de sortir d'un monde binaire,
et de se sentir en sécurité malgré les complexités,
d'apprendre à se protéger émotionnellement...etc
Autour des familles recomposées, il y a souvent beaucoup de maladresses...
Des comparaisons.
On me rapporte aussi très souvent des préférences
visibles de la part des grands parents par exemple.
Des phrases maladroites.
“Lui, il a de la chance.”
“Ce n’est pas pareil.”
“Les grands, c’est autre chose, ils n'ont pas sa chance.”
Même quand ce n’est pas méchant, l’enfant perçoit ces différences.
Il sent quand quelqu’un est plus valorisé.
Quand un autre est moins regardé.
Quand sa place est jugé .
Et parfois, il intériorise.
Parfois il culpabilise,
s'efface, minimise ce qu'il peut ressentir,
ne s'écoute pas.
Le défi pour lui :
Ne pas construire sa valeur à travers le regard des autres.
Ne pas se couper de ses ressentis,
ne pas croire qu’il doit s'en vouloir, culpabiliser, s'effacer ...
Ce que cette spécificité peut devenir, quand elle est accompagnée :
Apprendre que les remarques des autres ne définissent pas qui il est.
Comprendre que les maladresses parlent surtout de ceux qui les font.
Ne pas tout prendre sur lui.
Ne pas croire qu’il doit se comparer pour avoir de la valeur.
S’autoriser à ressentir ce qu’il ressent, et à exister sans culpabiliser.
Construire une estime de soi qui ne dépend pas du regard extérieur...etc
Dans certaines familles recomposées, la relation entre les enfants n’est pas toujours simple.
Le plus grand peut rejeter le dernier.
Le rejet peut prendre différentes formes :
indifférence,
distance,
froideur,
moqueries,
agressivité,
ou alternance entre proximité et fermeture...
Selon l’âge, le tempérament et la maturité,
tous les enfants ne le vivent pas de la même façon.
Certains sont très touchés.
D’autres semblent passer au-dessus.
Dans toutes les fratries, même “classiques”, il existe parfois ces formes de rejet.
Mais dans la recomposition, ces asymétries peuvent être renforcées et les enjeux sont différents.
Pour l’enfant né du couple recomposé, cela peut être déroutant :
“Pourquoi il ne veut pas jouer avec moi ?”
“Pourquoi il est gentil certains jours et distant d’autres ?”
“Est-ce qu'il m'en veut d'exister ? il est mal à cause de moi ...?”
Le défi pour lui :
Ne pas croire que ce rejet parle vraiment de lui.
Ne pas se sentir responsable des émotions du grand.
Ne pas porter seul une dynamique qui le dépasse.
Ce que cette spécificité peut devenir, quand elle est accompagnée :
à ne pas fonder sa valeur sur le comportement des autres,
à développer une pensée nuancée,
à comprendre que derrière un rejet il y a souvent une peur,
à poser une limite intérieure (“je ne prends pas tout pour moi”),
à traverser une distance sans en faire une blessure identitaire,
à renforcer son estime de soi et sa sécurité intérieure.
Accompagné ainsi, il ne subit plus la situation.
Il devient plus solide.
Moins perméable au rejet.
Et capable, plus tard, de relations plus saines !
Cet article n’avait pas pour but d’inquiéter.
Ni de chercher des problèmes là où “tout va bien” !
Il avait un autre objectif :
mettre de la lumière sur ces enfants qu’on regarde trop peu,
parce qu’ils s’adaptent,
parce qu’ils vont “plutôt bien”,
parce qu’ils ne font pas de bruit.
L’enfant né du couple recomposé fait pleinement partie de l’histoire.
Lui aussi traverse des ajustements.
Lui aussi ressent les mouvements du système.
Lui aussi construit sa sécurité affective dans ce contexte.
Simplement, on parle moins de lui.
On pense plus facilement qu’il est “chanceux”.
Qu’il n’a pas à se plaindre.
Alors parfois, on oublie de le regarder vraiment.
Alors ne les oublions plus, regardons les aussi et accompagnons les pour faire de la famille recomposée une richesse et non pas un problème dans leurs vies !
Pour celles qui en ressentent l’envie,
vous pouvez retrouver ma conférence entièrement dédiée à l’enfant né du couple recomposé.
Une conférence pour mieux comprendre ce qu’il vit,
ce qui se joue pour lui (et pour la maman) dès la grossesse,
dans la fratrie,
dans les périodes de séparation,
dans les relations avec les beaux-enfants,
dans les tensions du système,
et dans ce qu’on ne voit pas toujours…
J’y partage mes recherches, mes observations de terrain,
et des repères concrets pour l’aider à se sentir stable, soutenu et compris.
Et surtout, j’y montre comment vous pouvez faire de ces défis,
de vraies ressources pour lui (et pour vous!!)
Parce que la famille recomposée peut vraiment être une belle richesse dans nos vies, quelque soit la complexité et les difficultés rencontrés !
Pour nourrir ses forces.
Sa sécurité intérieure.
Et son équilibre émotionnel !
Depuis cette conférence, beaucoup de femmes m’ont écrit pour me
partager leur avis sur celle-ci.
Voici quelques-uns de leurs mots.
💬 “Des sujets tellement importants, trop peu abordés… Tu mets toujours des mots et des outils pour transformer ça en force. C’est rassurant et précieux.”
— K.
💬 “Cette conférence est très dense et enrichissante.
Elle pourrait clairement faire l’objet d’un livre.
Tu as mis des mots sur mes maux, ça m’a sauvée.”
— Olivia
💬 “Une vraie pépite.
Tu aides tellement de personnes.
Tu mets des mots sur la place et le ressenti de chacun.”
— Stéphanie
💬 “Je me sens mieux préparée pour ma grossesse
et pour accueillir ce qui se présentera.
Merci de donner une place à nos enfants.”
— T.
💬 “C’est un enjeu de santé publique.
J’aurais aimé avoir cette conférence il y a dix ans.”
— Amélie
💬 “Ce replay est rassurant, rempli de pépites.
Ça ouvre le dialogue dans mon couple.”
— Anna
💬 “Je suis souvent inquiète de voir mon fils absorber les tensions.
Ta conférence met enfin des mots là-dessus.”
— Cécile
Cette conférence est disponible
dans le Cercle Privé,
mon espace d’accompagnement et de soutien pour les belles-mères.
À l’intérieur, tu trouves :
– une communauté bienveillante et safe,
– des ressources professionnelles avec de nombreuses autre conférences,
– des lives et conférences mensuel,
– des temps de questions-réponses avec moi en live,
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Accessible à ton rythme.
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Si tu ressens l’envie d’aller plus loin.
Le Cercle est là pour ça.
Et si tu as des questions sur cette conférence à la suite de son écoute,
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Sarah de La douceur des herissons
Spécialiste dans l'accompagnement et le soutien des belles-mères en familles recomposées
Et si vous appréciez mon travail, merci de liker et de le partager afin qu’il profite au plus grand nombre.
Merci.
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